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Les 7 marches du bonheur

Publié le par Korvus

Les 7 marches du bonheur

Certains l'auront remarqué, les couleurs sont celles des chakras....... Coïncidence ou non ? Je vous laisse donner votre avis...

Les accords toltèques

Publié le par Korvus

Les accords toltèques

Que votre parole soit impeccable.

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez.

N'utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

Ne réagissez à rien de façon personnelle.

Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve.

Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n'êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ne faites aucune supposition.

Ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs.

Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

Faites toujours de votre mieux.

Votre "mieux" change d'instant en instant, quelles que soient les circonstances.

Faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets.

Ce a quoi s'est rajouté un cinquième accord que voici :

​Soyez sceptique, mais apprenez à écouter.

Ne vous croyez pas vous même, ni personne d'autre.

Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez : est ce vraiment la vérité ?

Écoutez l'intention qui sous-tend les mots et vous comprendrez le véritable message.

Pluie d'étoiles

Publié le par Korvus

Pluie d'étoiles

Caché, loin de la civilisation de l'homme blanc, vit un petit village amérindien que l'on appelle "esprit de nuit". Derrière la porte de cet univers mystérieux, l'amour le respect et la vie, font de cet endroit un lieu magique.

L'azur revêt son habit de nuit aux teintes d'orange, de lilas, de rose, qui s'enlacent aux ailes du souffle.

Les tipis disposés en cercle comme symbole de l'unité, dégagent par leur feu, une douce chaleur maternelle.

Le bruissement du vent, la mélodie de l'eau et le pas feutré des animaux, éveillent la force de l'esprit qui vit à travers ses habitants.

Mais à chaque tombée du jour, ce clan de "l'Esprit de nuit" se réunit pour l'avènement de leur protectrice...

C'est le signal ! Sœur lune dans sa blancheur argentée annonce la venue de la Cérémonie...

Assis en tailleur autour du grand feu qui les enveloppent de ses flammes ardentes, les hommes, les femmes et les enfants entament leurs chants au rythme du tambour. La vibration profonde de ses sons, amène la quiétude et la paix de l'énergie de Mère-Terre.

Le grand chef, serviteur doué et homme de pensée, s'élève à la gloire de ces Ancêtres.

Soudain, une lumière éblouissante illumine de ses rayons ce clair de lune sans étoiles !

Les enfants charmés, figés en statue de pierre, s'émerveillent par tant de féerie, tandis que les adultes s'inclinent à l'apparition de leur Gardienne "Pluie d'Étoiles".

Ses longs cheveux d'ébène ornés de rubans de cuir, incrustés de plumes aux feux multicolores, embrassent la délicatesse de son visage. Ses yeux de l'océan dont l'écume poétise son regard, recèle un trésor de bonté. Sa robe d'azur fluide d'une brise d'été, offre cette finesse que seul l'univers détient la grâce. Ses bijoux de perles célestes, symboles des dieux, ornent la pureté de son cœur.

Elle tient aux creux de ses bras," la jarre des cieux", le coffre du secret des étoiles d'où l'on aperçoit l'espace de la création de la nuit. De sa main légère de l'oiseau-mouche, elle plonge dans l'abîme de la cruche et d'un mouvement de l'aile de l'Aigle, couronne le ciel de milliards d'étoiles...

L'obscurité éclate de ces libellules lumineuses comme la pluie qui déverse ses larmes de joie. Le firmament nuancé de pervenche et saphir, gratifie cet artifice de diamants. "Pluie d'étoiles" louangée par les villageois, du bout de son doigts dessine, des comètes aux traînées vertueuses pour rendre hommage à l'Amour que lui portent ses Enfants.

Vous devez vous demander, pourquoi lorsque le soleil se couche et que sœur Lune de sa tristesse apparaît, les étoiles ne brillent pas à leur tour ? Il y a très longtemps le sorcier du village "Ours Sauvage" était l'homme-médecine respecté du clan. Son pouvoir grandissait de plus en plus et son orgueil ayant soif de grandeur, tombait dans le piège de "l'Esprit Noir". Un soir de pleine lune il voulut donner en sacrifice la fille du chef, mais sauvée de justesse par les "Guerriers Protecteurs" il ne put terminer son œuvre abominable.

L'ours symbole de sagesse, de puissance et d'éveil spirituel, aux yeux des habitants ne représentait plus ses croyances par leur guérisseur et le bannissaient du clan, pour que puisse revenir l'Harmonie Éternelle.

Avant de partir pour le monde de l'exil, "Ours sauvage" prophétisa cette malédiction :

"Que les étoiles meurent par la flèche de mes griffes, Que leurs lumières sombrent dans le ventre du serpent !"

Depuis ce jour, les étoiles se consument avant leur apparition et les villageois à la tombée du clair-obscur, invoquent le Grand Esprit pour que la voûte céleste revive de nouveau...

Le Grand Manitou fier du clan " l'Esprit de nuit" par leur combat contre le mal, envoie sa fille tous les soirs baigner le village du scintillement d'une pluie étoilée ! Et ce petit peuple, n'oubliant jamais les ténèbres que lui fit subirent le noir sorcier, reçu le plus beau cadeau que "l'Esprit de la nature" puissent offrir aux "Marche-sur-Terre"... Les Étoiles "Enfants de la Lune", la Vie tout simplement...

Petit-Frère capture le soleil

Publié le par Korvus

Petit-Frère capture le soleil

Au commencement, quand la terre était nouvelle, c'étaient les animaux qui dominaient.

Plus puissants que les humains, c'est eux qui les chassaient, les tuaient et les mangeaient. Ils avaient fini par les tuer tous, sauf une fillette et son petit frère, qui vivaient cachés. Le petit frère était minuscule, pas plus grand qu'un nouveau-né, tandis que sa soeur était de taille normale. Comme elle était beaucoup plus grande, elle prenait soin de lui et s'occupait de tout.

Un jour d'hiver, la soeur devait aller au bois cueillir des baies sauvages. Pour occuper son petit frère pendant son absence, elle lui prêta son arc et ses flèches. "Tiens-toi caché, et quand tu verras un oiseau des neiges, attends qu'il se mette à chercher des vermisseaux dans ce gros arbre mort, et là, tu le tueras d'une flèche."

Et elle s'en alla. Un oiseau des neiges apparut, mais les flèches de Petit-Frère le manquèrent. "Qu'importe, dit la soeur en revenant de la forêt, tu essaieras de nouveau demain." Le lendemain elle partit dans les bois. L'oiseau revint, et cette fois la flèche du petit garçon l'atteignit et le tua. Quand sa soeur revint le soir, il exhiba fièrement son oiseau.

"Ma soeur, dit-il, je veux que tu dépouilles cet oiseau, et que tu mettes la peau à sécher. Je vais en tuer d'autres, et quand nous en aurons assez, tu me feras un manteau de plumes avec toutes ces peaux.

- Mais qu'allons-nous faire de la chair ?" demanda la jeune fille. En ce temps-là, en effet, on ne mangeait que des baies et des plantes, car les humains ne chassaient pas ; c'étaient, je vous l'ai dit, les animaux qui chassaient.

"Nous en ferons un bouillon", répliqua Petit-Frère, qui était intelligent malgré sa petite taille. Et, dix jours de suite, il tua chaque jour un oiseau des neiges, et sa soeur lui fit un beau manteau de plumes avec les peaux séchées.

Un jour, il questionna sa soeur : "Ma soeur, y a-t-il d'autres humains dans le monde, ou sommes-nous les seuls ? - Il y en a peut-être d'autres, mais ce ne serait pas prudent d'aller à leur recherche. Il y a des animaux redoutables qui nous prendraient en chasse et nous tueraient."

Mais Petit-Frère demeurait dévoré de curiosité. Aussi, quand sa soeur partit à nouveau chercher à manger dans la forêt, il s'en alla lui aussi, voir s'il trouvait d'autres humains. Il marcha longtemps, mais sans rencontrer ni animaux ni humains. A la fin, épuisé, il s'allongea à un endroit où le soleil avait fait fondre la neige. Pendant qu'il dormait, le soleil prit de la hauteur et lui décocha des rayons ardents. A son réveil, il découvrit que son beau manteau de plumes avait rétréci au soleil et qu'il ne pouvait plus bouger. Il dut le déchirer pour se mouvoir. Dépité, il menaçait le soleil du poing : "Tu me le paieras, soleil ! Tu te crois hors d'atteinte parce que tu es là-haut. Attends un peu. Tu m'entends ?"

Petit-Frère rentra, désolé et furieux à la fois. En pleurs, il raconta à sa soeur comment son manteau de plumes s'était déchiré. Dix jours durant il resta allongé sur son flanc droit, refusant de boire et de manger. Puis, toujours jeûnant, il resta dix autres jours sur son flanc gauche. Au bout de vingt jours, il se leva et dit à sa soeur de lui fabriquer un piège pour attraper le soleil. Il ne restait à sa soeur qu'un morceau assez court de tendon de cerf séché, et elle en fit un noeud coulant. "Je ne peux pas attraper le soleil avec un collet si petit", protesta-t-il.

Sur quoi, sa soeur, prenant de sa chevelure, lui tressa une cordelette, mais il dit : "Ceci n'est pas assez long ni assez solide.

- Alors, dit-elle, il faut que je te fasse ce lacet à l'aide de choses secrètes." Elle alla dans les bois recueillir quantité de choses secrètes et les fila en une corde solide.

"Ah, voilà mon lacet !" s'écria Petit-Frère, dès l'instant qu'il vit le résultat. Pour l'assouplir, il le passa entre ses lèvres plusieurs fois, ce qui le rendit plus long et plus résistant.

Puis Petit-Frère attendit le milieu de la nuit, le moment le plus ténébreux. Là il sortit, trouva le trou d'où le soleil émergerait à son lever et disposa son lacet autour. Quand le soleil arriva à son heure habituelle, il se trouva pris et solidement ligoté. Il n'y eut pas de jour ce jour-là. Pas de lumière, pas de chaleur.

Les animaux avaient beau régner sur la terre, avoir tué et mangé tous les humains, ils n'en prirent pas moins peur. Ils convoquèrent un conseil de tous leurs anciens, où l'on palabra longtemps. A la fin, il fut décidé que le plus gros, le plus redoutables des animaux serait envoyé pour ronger le lacet qui entravait le soleil. On désigna donc le loir, qui n'était pas petit comme de nos jours, mais énorme comme une montagne. Cependant le loir, malgré sa taille, avait peur du soleil : "Ce que vous me demandez est très dangereux, dit-il, mais j'accepte le risque."

Loir se dirigea vers l'endroit où se lève le soleil et trouva celui-ci pris au collet. A force de se débattre et de se démener, le soleil s'était encore échauffé. Quand Loir s'approcha, le pelage de son dos se mit à fumer et à brûler, mais malgré cela il se recroquevilla et entreprit de grignoter le piège. Il rongea, rongea longtemps, et puis finit par couper le lien.

Le soleil, enfin libre, reprit aussitôt sa course et illumina toutes choses. Mais sa chaleur avait ratatiné Loir à la taille qu'il a aujourd'hui, et ses rayons l'avaient rendu presque aveugle. C'est pourquoi on lui donna la nom de Kug-e-been-gwa-kwa, la Vieille-Aveugle.

Ainsi le vaillant Loir avait libéré le soleil, mais chacun désormais savait en son coeur que l'être le plus intelligent en ce monde, et le plus puissant, était Petit-Frère, qui avait su piéger le soleil. Depuis ce jour, ce sont les humains qui dominent sur terre, qui sont les chasseurs et non plus le gibier.

Fluorite

Publié le par Korvus

Fluorite

couleur

clair, bleu, vert, violet, jaune, brun


aspect

transparent, cubique ou octaédrique, toutes tailles


disponibilité

commun


source

États-Unis, Grande-Bretagne, Australie, Allemagne, Norvège, Chine, Pérou, Mexique, Brésil



CARACTÉRISTIQUES

Pierre hautement protectrice, surtout sur le plan psychique, aide à discerner les emprises extérieures à l'oeuvre en soi et met fin à la manipulation psychique et aux influences mentales indésirables. Purifie et stabilise l'aura. Extrêmement effective contre le stress électromagnétique. Correctement positionnée, bloque le stress géopathique. Utilisée pour la guérison, la fluorite absorbe l'ensemble des énergies négatives et des stress. Nettoie, purifie, dissipe et réorganise tout ce qui n'est pas parfaitement harmonieux dans le corps. Le meilleur cristal pour surmonter toute forme de désorganisation.

La fluorite ancre et intègre les énergies spirituelles, favorise l'impartialité et intensifie l'intuition, rendant ainsi plus conscient des réalités spirituelles supérieures. Accélère l'éveil spirituel, focalise le mental et le connecte au mental universel. Apporte stabilité aux groupes, les réunissant dans un but commun.

Cette pierre est associée au progrès sur un certain nombre de plans, structurant la vie quotidienne, vainc le chaos et réorganise les corps physique, émotionnel et mental.

Sur le plan psychologique, dissipe les modèles invétérés de comportement et ouvre en douceur la porte du subsconscient, faisant remonter les sentiments refoulés, pour qu'ils soient résolus. Accroît la confiance en soi et la dextérité.

Améliore la coordination physique et mentale, neutralise les troubles mentaux. Écartant les idées fixes, aide à dépasser l'étroitesse d'esprit pour arriver à une image globale. Dissipe les illusions et révèle la vérité. Très utile quand on doit agir avec impartialité et objectivité.

Aide parfaitement l'apprentissage - organise et traite l'information, faisant le rapport entre ce qu'on sait déjà et ce qu'on apprend, accroît la concentration, permettant d'absorber de nouvelles données et favorisant l'agilité de la pensée.

Émotionnellement parlant, la fluorite a un effet stabilisant. Permet de comprendre l'effet du mental et des émotions sur le corps. Dans les relations, enseigne l'importance de l'équilibre. Sur le plan physique, la fluorite favorise l'équilibre et la coordination.

GUÉRISON

Bon outil de guérison pour les infections et les troubles divers. Bénéfique pour les dents, les cellules, les os, répare les dommages de l'ADN. Puissant antiviral, surtout en élixir. Régénère la peau et les membranes muqueuses, particulièrement celles du trajet respiratoire, traite les ulcères et les plaies. Soigne les refroidissements, la grippe et la sinusite. Détruisant les adhérences et rendant la mobilité aux articulations, allège l'arthrite, le rhumatisme et les blessures de la colonne vertébrale. Passée sur le corps vers le coeur, la fluorite soulage la douleur, surtout celle du zona et des autres affections liées aux nerfs. Traite la peau, faisant disparaître les imperfections et les rides. On peut l'utiliser durant le traitement dentaire. Accroît la libido.

POSITION

A porter aux oreilles ou placer dans l'environnement.

Positionner selon les besoins pour la guérison. La fluorite aspire l'énergie négative et le stress. Il faut la nettoyer après chaque utilisation. Placer sur l'ordinateur ou entre soi et la source électromagnétique.

Pulvériser l'essence autour de soi. Les pierre de la taille d'une main sont apaisantes.

COULEURS ET TYPES SPÉCIFIQUES

En plus des caractéristiques génériques, les couleurs suivantes ont des propriétés supplémentaires :

La fluorite bleue intensifie la pensée créative, logique, et la communication claire. Pierre à double action, elle calme ou revitalise l'énergie des corps physique et biomagnétiques, selon les besoins. La fluorite bleue est efficace pour les yeux, le nez, les oreilles et les problèmes de la gorge. Amplifie le potentiel curatif en facalisant l'activité cérébrale. Susceptible d'invoquer l'éveil spirituel.

La fluorite claire stimule le chakra couronne, charge en énergie l'aura et harmonise l'intellect avec l'esprit. Aligne tous les chakras, faisant entrer l'énergie universelle dans le corps physique. Renforce l'effet des autres cristaux durant la guérison et éclaircit la vision diminuée.

La fluorite verte ancre l'énergie excessive, dissipe le traumatisme émotionnel et élimine les infections. Particulièrement efficace pour absorber les énergies négatives de l'environnement. Véhicule les informations du subconscient et donne accès à l'intuition. Nettoyant efficace de l'aura, des chakras et du mental, dissipe le conditionnement obsolète. Soulage les troubles gastriques et les crampes intestinales.


La fluorite violette et pourpre stimule le troisième oeil et confère du bon sens à la communication psychique. Excellente pierre de méditation. Utile pour le traitement des os et les troubles de la moelle osseuse.

La fluorite jaune accroît la créativité et stabilise l'énergie des groupes. Particulièrement utile pour la coopération. Favorise les activités intellectuelles. Sur le plan physique, élimine les toxines, traite le cholestérol et soulage le foie.

La fluorite yttrique a une forme légèrement différentes des autres fluorites. Ne remédie pas à la désorganisation, mais traite d'autres états associés à ces cristaux. Orientée vers le service. Attire la richesse et l'abondance, enseigne les principes de la manifestation. Intensifie l'activité mentale.

Les lois spirituelles

Publié le par Korvus

Les lois spirituelles

Qu’est-ce que les lois spirituelles?

Ce sont des lois de l’univers qui fonctionnent sur notre plan matériel ainsi que tous les plans astraux et autres.

Il est important, si nous voulons avancer autant sur le plan matériel que sur le plan spirituel, de connaître un minimum de ces lois spirituelles, afin de nous en servir à bon escient.

Dans le cas contraire, vous risquez de vous heurter à des obstacles récurrents, vous empêchant de mener vos projets à terme.

1ère loi – L’unité

Nous vivons dans un monde clos, aussi immense soit-il. Ce que je fais aux autres, je le fais à moi-même et tôt ou tard ce que j’ai fait à l’autre me reviendra.

2ème loi – La projection

Je projette ce que je suis. Je crée le monde qui m’entoure. Si j’ai peur, le monde incarnera la peur.

Si je crois que la vie s’arrête là et qu’il n’y a rien lors de la mort, quand je serai sur l’autre plan, je ne verrai et n’entendrai donc rien.

Celui qui pense ainsi sera astralement enfermé à un niveau de communication comparable à celui d’un autiste sur terre.

3ème loi – La foi dans ce que je réalise

Je crois en ce que je fais. C’est ainsi que toute chose prend forme, d’abord dans l’invisible pour se matérialiser ensuite dans le visible.

Dans le cas où je n’ai pas foi dans ce que je fais et que j’attends toujours demain pour réaliser quoi que ce soit, il est certain que sur ce plan, dans l’état actuel des choses, je ne construirai rien.

4ème loi – Je ne peux donner que ce que j’ai reçu

Je donne ce que je reçois. Dans le cas des énergies, si je donne de mon énergie vitale, je ne pourrai pas aller au-delà de ce que j’ai, sinon cela deviendra dangereux pour moi. Cependant, si je donne des énergies de l’univers, j’en donnerai en abondance et je me rechargerai au passage.

Ainsi, il en est de même pour l’amour. Je ne peux pas vraiment aimer, si je ne m’aime pas moi-même. Donner de l’amour quand on ne s’aime pas, desséchera tôt ou tard intérieurement la personne qui agit ainsi. Car si nous ne sommes pas reliés à la source, c’est toujours de notre énergie vitale (limitée) que nous donnons. Cette erreur rendra la personne aigrie par rapport aux autres qui ne lui auront pas rendu « à la hauteur de son amour » et dans un cas extrême, malveillante vis-à-vis des autres.

C’est ainsi que des personnes qui étaient ouvertes aux autres sont devenues de plus en plus négatives vis-à-vis de leur entourage, alors qu’au début elles étaient bien intentionnées.

De la même façon dans l’autre sens avec « Aide-toi, le ciel t’aidera ! », nous le voyons dans la prière de Saint-François :

Car c’est en se donnant qu’on reçoit.
C’est en s’oubliant qu’on se retrouve.
C’est en pardonnan
t qu’on est pardonné.

En agissant ainsi vous constaterez que vous êtes accompagné par des êtres de lumière provenant de plans supérieurs.

5ème loi – L’abondance

Nous baignons dans l’abondance. Tout dans l’univers est abondance. Il faut avoir foi pour la demander. Comme nous l’avons précisé dans ce livre*, nous pouvons tout demander à partir du moment où il n’y a pas de blocage au niveau karmique qui ne serait pas assimilé.

6ème loi – La libre circulation

Je ne peux recevoir en abondance qu’à partir du moment où je fais circuler ce que je reçois. Si j’arrête les choses en gardant tout pour moi le mécanisme s’arrête.

7ème loi – L’ingérence

Nous n’avons pas le droit de faire de l’ingérence dans la vie des autres. Si cela doit se faire ce sera avec leur accord, ou en cas de danger réel. Dans le cas où nous intervenons malgré la personne, nous permettons implicitement qu’il y ait de l’ingérence dans leur vie.

Nous pouvons toutefois aider des personnes que nous sentons en danger, il est donc nécessaire de demander l’autorisation aux plans supérieurs, en précisant bien que si nous ne sommes pas autorisés nos énergies soient utilisées ailleurs.

Soyez tout de même rassurés, dans un cas karmique, ce qui ne doit pas se faire ne peut pas se faire.

8ème loi – Le karma

Tout ce que je sème, en bien comme en mal, je le récolterai tôt ou tard sur le plan de la matière ou sur n’importe quel autre plan. Rien n’est jamais perdu dans l’univers.

9ème loi – Ce qui est dans le physique existe déjà dans l’invisible

C’est la clé de toute création sur le plan physique.

Si vous avez un projet et que vous ne le nourrissez pas avec vos pensées, il est fort probable qu’il ne voit pas le jour. Il faut pour que toute chose se fasse qu’elle soit déjà sur l’autre plan au niveau subtil, ainsi en y pensant nous nourrissons le projet souhaité.

Il s’agit de faire la même chose pour la prière.

10ème loi – L’attraction – Les semblables s’attirent et les opposés se repoussent

Quand nous partirons sur l’autre plan, chacun retournera vers les siens. Les personnes opposées ne pourront plus se voir à moins de le vouloir vraiment. Il faut rappeler que chacun des plans de l’astral est un plan vibratoire.

Chacun va donc rejoindre le plan vibratoire qui lui correspond. Il est important d’être proche des siens et de les faire monter spirituellement afin d’avoir le maximum d’états et d’affinités communes.

11ème loi – Le libre arbitre

Nous sommes des êtres libres.

Chaque chose est en équilibre parfait, qu’il s’agisse du choix entre le bien et le mal, de notre pesanteur ou de ce que nous sommes capables de porter. Si les choses n’étaient pas ainsi, elles seraient injustes. Dans le choix que nous avons entre le bien et le mal, si l’un des plateaux de la balance penche d’un côté, ne serait-ce que de 1mm, il n’y a aucune justice.

12ème loi – La dualité – Tout a son contraire complémentaire

Chaque chose a sa partie positive et négative. Chacun d’entre nous peut choisir le bien ou le mal. Ainsi nous avons le solide et le liquide, le chaud et le froid, le yin et le yang, notre aspect masculin et féminin, le haut et le bas, etc.

13ème loi – La pensée est créatrice

Il existe un axiome ésotérique qui dit : « Là où va la pensée, là va l’énergie ! ». Aussi curieux que ce puisse être, cela se vérifie au niveau expérimental.

Tout part d’une pensée qui, si elle est bien orientée, va se renforcer au contact de pensées similaires. Cela donne à la fin un puissant processus de consolidation, une pensée formidable qui devient autonome et prend notre relais, dans le but que nous nous étions donné. Cela se nomme une forme pensée.

14ème loi – Tout vient d’une source unique

Tout revient à une source unique de création. Quel que soit le nom que nous lui donnons, que nous soyons d’un côté de la terre ou d’un autre, cela n’a aucune importance.

Plus nous avançons vers des plans élevées, plus nous sentons cette essence d’amour et d’harmonie qui vibre à un degré de plus en plus fin.

Nous pouvons constater qu’à travers les traditions qui nous ont été transmises, celui qui est au-dessus de nous s’est toujours montré comme étant l’incarnation de l’Amour.

15ème loi – Tout est amour

Tout être vivant est fait pour l’amour. Celui qui renonce à cet amour s’étiole et va à l’inverse de son épanouissement.

Il suffit d’envoyer de l’amour à distance sur un organe pour sentir l’organe rayonner. N’hésitez pas à le faire, c’est une expérience amusante qui a tendance à découvrir nos organes autrement que comme des fonctions.

Qu’il s’agisse d’un homme, d’un animal, d’une plante ou d’un minéral, les organes de notre corps, tout est vivant. Tout a son intelligence propre, même si elle ne se manifeste pas de façon tangible. Tout est donc sensible à l’amour.

Si nous allons dans l’infiniment petit, nous constatons que tout est en mouvement et que la vie est partout.

Il en est de même pour l’infiniment grand. Chaque planète est un organisme vivant et possède son intelligence.

*"Développez vos facultés psychiques et spirituelles" de Serge Boutboul

Le huart (ou huard)

Publié le par Korvus

Le huart (ou huard)

Cette légende amérindienne raconte d’où vient le collier de plumes blanches du huart.

Les forêts québécoises abritent une multitude de lacs. Au bord d’un de ces lacs vivait autrefois une tribu amérindienne. Le chef Onas habitait la plus grande loge avec sa femme Niska et son fils Napiwa.

La forêt donnait du gibier en abondance, le lac des poissons en quantité, et le maïs cultivé de quoi nourrir tout le monde à satiété. Chacun accomplissait les tâches dictées par la tradition: la vie se déroulait paisiblement au rythme des saisons. Mais une croyance respectée par tous semait l’angoisse parmi les membres de la tribu, grands et petits. Cette croyance voulait que le dieu huart règne en maître sur la nuit. À la tombée du jour, lorsque son chant parvenait aux oreilles des hommes, c’était le signe que personne ne devait sortir de sa loge ou de son abri de trappe. Le grand huart punirait sévèrement celui qui braverait ses lois car la nuit était son royaume exclusif.

Le sorcier de la tribu entretenait cette crainte en parlant de punitions terribles :

- Si l’un de vous ose sortir, il sera emporté dans le royaume de la nuit et jamais plus il ne reverra les siens, répétait-il à tout moment.

Ainsi quand, à la brunante, on sentait descendre l’obscurité, chacun attendait le chant du huart en achevant ses tâches. Aussitôt que le chant mélodieux se faisait entendre , on s'empressait de ranger les canots au sec et tous se réfugiaient à l’intérieur des loges. Personne n’avait jamais osé sortir et regarder la nuit en face.

Or Onas avait un fils à qui il enseignait avec fierté tout ce qu’il faut savoir pour devenir un grand chasseur et, plus tard, un chef sage et courageux. Sa femme Niska aimait beaucoup son fils. Elle passait ses journées à le regarder grandir et à lui broder de beaux mocassins et d’amples tuniques de peau.

Napiwa avait quinze ans et il avait déjà fait ses preuves comme chasseur et comme guerrier. Tous vantaient sa valeur et son endurance. Depuis quelque temps Napiwa s’était mis à réfléchir. Il était terriblement agacé de voir sa tribu accorder foi aveuglément à cette croyance à propos du dieu huart et de la nuit. Il refusait d’y croire. Il interrogeait les anciens, il essayait de discuter, de comprendre; mais tout le monde prenait peur quand il abordait le sujet.

Alors, un jour, n’y tenant plus, il dit tout haut ce qu’il pensait :

- Je ne crois pas ce que nous enseigne le sorcier à propos du grand huart !

- Comment ? s’écria son père, tu oses contredire le sorcier ? Malheur à toi mon fils. Que le grand huart ne t’entende pas ! Napiwa n’osa pas répondre à son père. Mais pour lui tout seul il pensa : "Cette nuit je sortirai voir la lune et les étoiles que je ne connais pas. Au diable le huart."

Lorsque tout le monde fut endormi, Napiwa se leva sans bruit et sortit de la loge. Le coeur battant, il regarda la lune et admira les étoiles. Il prit un canot et un aviron et s’enfuit sur le lac. Au matin, un des chasseurs courut avertir le chef qu’il manquait un canot. Onas se leva.

- Quelqu’un a-t-il quitté le village ? demanda-t-il.

- Je ne sais pas, répondit le chasseur. Alertée par le bruit des voix, Niska se retourna vers le lit de branches de sapin où dormait Napiwa. Il était vide ! Avant même de regarder, elle avait su dans son coeur que Napiwa était allé braver le huart. Elle n’osa rien dire. Mais quand Onas constata l’absence de son fils, il se fâcha.

- À cette heure-ci, il doit être déjà mort. Le sorcier va préparer la cérémonie des morts, dit-il sans manifester d’émotion.

Le sorcier se retira dans sa loge pour faire ses préparatifs et invoquer les esprits.

- L’offense est grave, dit-il. Il faudra soigner les offrandes aux dieux pour réparer la faute de Napiwa. Mais Niska refusa d’accepter si vite la mort de son fils chéri.

- Le huart l’a peut-être épargné. Pourquoi ne pas envoyer quelqu’un le chercher?

- Où chercher ? Au royaume de la nuit ? répondit Onas irrité de son audace.

- Sur le lac, dit Niska. Mais elle voyait bien que ni les chasseurs, ni le sorcier, ni son mari ne conservaient l’espoir de retrouver Napiwa. La crainte du grand huart était telle qu’ils ne pouvaient que s’incliner devant sa puissance. Tandis que pour elle, sa tendresse pour son fils l’emportait sur tous les autres sentiments. Bien sûr elle aussi craignait et respectait le dieu huart et la puissance des manitous. Mais son coeur de mère refusa d'accepter la fatalité et la perte de son fils.

- Quand le soleil sera droit sur nos têtes, si Napiwa n’est pas de retour, j’enverrai un canot à sa recherche, dit enfin Onas pour calmer sa femme.

Puis chacun, au village, reprit ses activités. Niska, rongée par l’inquiétude, s’en alla au bord du lac. Elle marcha longtemps sur la berge, scrutant l’eau profonde, là-bas au milieu du lac où chaque soir le huart lançait son chant-signal. Elle chercha en vain un indice qui lui révélerait la présence de son fils. "Était-il pensable qu’un manitou puisse tuer un jeune homme si beau, si plein de promesses ? se demandait-elle. Non, ce n’était pas possible : le huart ne pouvait être cruel à ce point."

Tout en marchant, Niska ramassa sur la grève un caillou blanc. Elle se mit à le tourner et à le retourner dans sa main comme pour combattre par ce geste son angoisse et son inquiétude. Puis elle frotta le caillou contre une pierre dure, tout en continuant d’épier le moindre mouvement autour du lac. Lorsque le soleil fut au zénith, Onas envoya un canot avec deux des meilleurs chasseurs de la tribu à la recherche de Napiwa. Tout le temps qu’ils furent partis, Niska continua de polir le caillou blanc, qui devint lisse et brillant. Machinalement, elle y perça un trou et l’enfila sur une lanière de cuir qu’elle glissa à son cou.

Le soir arriva et les chasseurs revinrent au village sans Napiwa. Niska et les autres se dépêchèrent de rentrer avant la tombée de la nuit. Onas essaya de la raisonner. Mais elle ne voulait pas accepter la mort de son fils.

- Demain, tu enverras encore un canot le chercher, pria Niska.

Onas accepta malgré sa résignation, car lui aussi avait beaucoup de chagrin d’avoir perdu son fils. Pendant les cinq jours qui suivirent Onas envoya un canot, puis deux canots à la recherche de Napiwa. Ils partaient le midi et revenaient le soir sans rien rapporter. Niska, elle, marchait, marchait autour du lac sans jamais perdre espoir. Chaque jour, elle ramassait un caillou blanc au bord de la grève et le frottait contre une pierre pour s’occuper. Le soir elle le perçait d’un trou et l’enfilait sur sa lanière.

Le sixième jour, bien avant le coucher du soleil, elle entendit des voix venir du lac et le bruit des pagaies dans l’eau. Son coeur bondit dans sa poitrine. Elle se mit à courir. Toute la tribu descendit vers le lac pour accueillir les canots. Même le sorcier qui avait été forcé de retarder la cérémonie des morts vint voir ce qui se passait. On avait retrouvé Napiwa vivant !

Napiwa sortit du canot et marcha dans l’eau vers le rivage. Tous le regardaient avancer en silence. Niska s’élança vers lui pour l’embrasser. Puis on l’entoura et il se mit à raconter.

- Le ciel était noir, noir, mais des milliers d’étoiles brillaient. Je ne me lassais pas de les regarder mais mon canot a chaviré. Je ne voyais rien, je ne sentais rien. J’ai essayé de nager mais d’étranges remous m’ont emporté. Mon canot a disparu. J’ai crié puis... je ne sais plus. Quand j’ai ouvert les yeux j’étais au sec dans un nid de branches et de feuilles. Le grand huart se tenait près de moi. Il m’a parlé tout doucement. Il m’a apporté du poisson à manger et de l’eau à boire. Petit à petit mes forces sont revenues. Le huart ne semblait pas du tout offensé de ma bravade, au contraire. Je me sentais bien chez lui ; je ne pensais même pas à partir. Puis aujourd’hui, j’ai vu les canots et je me suis souvenu...

Niska se leva et alla vers son fils.

- Viens, dit-elle.

Elle l’entraîna vers le rivage et lui fit signe de ne pas bouger. Sous les yeux de tous, Niska prit un canot et s’en alla toute seule vers le milieu du lac. Personne n’osait rien dire, pas même Onas, pas même le sorcier. Sur le visage de Napiwa qui la suivait du regard, se dessinait un sourire. Niska fila sur l’eau et le chant modulé du huart retentit tout à coup. Tous les gens massés sur la grève frissonnèrent. Le huart lançait son signal et pourtant la nuit était encore loin. Qu'est-ce que ça voulait dire ?

Niska continua d’avancer. Sans même agiter la surface de l’eau, le huart apparut devant le canot. Niska s’arrêta de pagayer. Elle retira de son cou le collier de cailloux blancs qu’elle avait polis et repolis tout au long de sa douloureuse attente. Elle se pencha vers le huart qui se tenait immobile sur l’eau sombre. Puis elle lui glissa au cou le collier qu’elle avait façonné. Elle murmura:

- Merci.

On dit que c’est depuis ce jour que les huarts ont autour du cou un magnifique collier de plumes blanches.

Loup blanc

Publié le par Korvus

Loup blanc

L'histoire que je vais vous raconter remonte à la nuit des temps.

A cette époque, la Terre était recouverte de vastes forêts sans fin. Certaines étaient inextricables et les voyageurs égarés retrouvaient rarement leur chemin.

En ces temps-là, les loups vivaient nombreux. Ils formaient des clans très hiérarchisés, intelligents, forts et courageux. Ils n'avaient d'autres ennemis que les hommes.

Les hommes, quant à eux, nourrissaient une haine profonde envers les loups et, lorqu'ils se trouvaient face à face avec eux, il était rare que tous deux survivent à cette rencontre.

A peine l'enfant des hommes marchait qu'il avait appris à haïr le loup.

Chaque décennie écoulée, les loups, uniquement les chefs de clan et quelques élus, entreprenaient le grand voyage. De toutes les régions du Nord de l'hémisphère, ils convergeaient en un même lieu, une vaste clairière au centre d'une forêt profonde et noire, quelque part dans un pays que l'on appellera plus tard la France.

Certains venaient de très loin. C'était le grand rassemblement au cours duquel les loups mâles et femelles encore solitaires allaient sceller une nouvelle alliance. Ils venaient trouver là le compagnon d'une vie.

Les chefs partageaient leur savoir et les jeunes bâtissaient leur descendance.

Cette année là, LOUP BLANC, chef de clan encore solitaire, venait pour y trouver une compagne. Chemin faisant, il pensait au lourd secret qui était le sien.

Quelques mois plus tôt, au cours d'une chasse, il avait découvert une jeune femme évanouie dans la neige fraîche. Il s'était approché d'elle doucement, avec méfiance comme on le lui avait toujours appris. De longues minutes s'étaient écoulées ainsi quand, soudainement, la jeune femme bougea. Elle entrouvrit les yeux et, loin d'être terrifiée par la vue du loup, elle lui sourit.

Elle tendit une main et caressa la fourrure de l'animal. Celui-ci accueillit cette marque d'affection d'abord avec surprise puis bientôt avec plaisir. Sans savoir qu'il pouvait la comprendre, elle lui expliqua sa peur lorsqu'elle s'était vue égarée dans la forêt. En entendant du bruit, elle s'était mise à courir sans voir une grosse branche qui barrait le chemin. Elle avait trébuché lourdement et s'était évanouie.

Tout en lui parlant, elle n'avait cessé de le caresser. Elle le regarda droit dans les yeux et lui demanda de l'emmener jusqu'au village. «Seule, dit-elle, je ne retrouverai jamais ma route».

LOUP BLANC s'exécuta. Il la reconduisit jusqu'à l'entrée du village et, longtemps, il resta là, à la regarder partir, même lorsqu'il ne pouvait plus la voir.

De retour dans la tanière du clan, il comprit qu'il ne serait plus jamais le même. Jamais plus il ne verrait les hommes de la même manière. Il se prit même à revenir guetter l'entrée du village dans l'espoir de l'apercevoir.

A de nombreux kilomètres de là, une louve et son frère cheminaient au côté d'un chef de clan. Ils faisaient eux aussi route vers le grand rassemblement.

La louve CALYPSONE venait y faire alliance. Elle l'espérait depuis longtemps mais depuis l'été dernier, elle était habitée par la peur. Son chemin avait croisé celui d'un gentilhomme blessé. Au lieu de le dénoncer à la meute comme il se doit, elle l'avait caché, recouvert de feuilles et de branchages et l'avait nourri jusqu'à ce qu'il puisse se débrouiller seul.

L'homme n'avait jamais manifesté la moindre crainte face à la louve. Au contraire, il aimait lui parler, la caresser. Il lui faisait des confidences comme il l'aurait fait à un des ses semblables. Il rêvait d'un monde où les hommes et les loups feraient la paix, un monde où la haine de l'autre n'existerait plus.

Un soir, alors que CALYPSONE venait le retrouver, il était parti en laissant sur le sol son écharpe, un peu de son odeur qu'elle prit plaisir à renifler.

Souvent, depuis lors, elle venait s'allonger au pied de l'arbre qui avait été le témoin de leur amitié.

La clairière sacrée était prête, tous les participants s'étaient rassemblés en plusieurs cercles. Au milieu se trouvaient les solitaires. Il était coutume de s'observer et, lorsqu'un loup mâle trouvait une louve à sa convenance, il s'avançait au milieu du cercle puis, de là, en rampant il se dirigeait vers l'élue.

Ce soir sacré, lorsque CALYPSONE aperçu LOUP BLANC, elle reconnut immédiatement le compagnon qui habitait ses rêves, celui qu'elle avait toujours attendu.

Aussi, bousculant toutes les règles, elle s'avança vers lui, sans crainte, le regardant au fond de ses prunelles dorées.

LOUP BLANC, comme s'il avait toujours su ce qui allait arriver, accepta CALYPSONE comme compagne sans se formaliser de la façon cavalière qu'elle avait utilisée pour arriver à ses fins.

La nuit même, leur union fût scellée. Le grand sage donna son accord après avoir vérifié qu'ils n'appartenaient pas au même clan et que leurs deux statures s'harmonisaient entre elles.

La louve fit ses adieux au clan qui l'avait vu grandir et se prépara au voyage de retour.

Leur périple fût sans histoire.

Inconsciemment ou pas, LOUP BLANC construisit leur gîte non loin de l'endroit où il avait découvert la jeune femme l'hiver dernier.

Au printemps de l'année qui suivit, CALYPSONE donna naissance à deux louveteaux, un mâle et une femelle. Avant de mettre bât, elle avait avoué à LOUP BLANC le parjure qu'elle avait fait à sa race en cachant et en nourrissant un humain. LOUP BLANC lui avait à son tour confié son secret et, depuis lors, ils ne formaient plus qu'un.

Une nuit, ils furent réveillés par des cris qui les fit sortir de leur tanière. Ils aperçurent au loin une fumée épaisse. Un incendie embrasait le ciel. Les cris durèrent longtemps, et au petit jour, une odeur âcre parvint jusqu'à eux.

La magie des loups en ces temps là était grande et leur haine des humains encore plus grande. Plusieurs clans s'étaient unis pour détruire un village qui avait tué plusieurs des leurs. Ceux qui n'avaient pas péri dans l'incendie furent dévorés pas les loups.

LOUP BLANC rassembla sa compagne et ses petits et décida de s'éloigner à tout jamais de ces contrées barbares. Il voulait un monde différent pour sa descendance.

Au même moment, un homme et une femme, seuls survivants du massacre, fuyaient eux aussi l'horreur de la nuit.

La légende dit que la route des loups croisa celle des humains. Que LOUP BLANC reconnu la jeune femme qu'il avait secourue de même que CALYPSONE reconnu l'homme comme étant celui qu'elle avait caché dans les bois.

On dit aussi qu'ils firent chemin ensemble jusqu'à une grande clairière.

Uniquement avec leur courage, ils bâtirent un monde nouveau où tous ceux qui vivaient sans haine furent les bienvenus... Les humains comme les loups...

Racontée par Marcel Masth-Issiam Gill (Nuage Blanc)
Aîné de la Nation innue
Québec, Canada

Le capteur de rêves (légende huronne)

Publié le par Korvus

Le capteur de rêves (légende huronne)

Il y a bien longtemps, lorsque le monde était encore jeune, dans un village autochtone, un amérindien dormait avec ses frères et ses sœurs dans la maison longue.

Un jour, l’homme partit à la chasse pour aller chercher le repas pour les prochaines lunes. Il partit loin, afin de trouver un orignal qui s’abreuvait de l’eau de source pure qui découlait de la montagne. Il traversa rivières et fleuves avec courage et détermination, sans apercevoir de chevreuils ni d’orignaux dans les environs. Il décida alors de partir vers la montagne même, croyant que le repas allait bientôt être mis au feu. En chemin, il aperçut une grotte immense dans laquelle il pouvait se trouver n’importe quelle bête, c’est alors qu’il entra dans la sombre place en y donnant tous ses espoirs.

Dans la grotte, l’esprit de l’orignal était absent. Un esprit mal veillant était présent. L’homme ne se sentait pas bien à l’intérieur, il était certain que quelque chose de sombre se cachait dans ces profondeurs… C’est alors qu’une bête surgit des profondeurs de la grotte. Des yeux rouges, couleur de sang, un poil noir comme la nuit, un museau retroussé et des crocs prêts à mordre de la chair. L’homme sursauta, pris panique en laissant son arc derrière lui et ayant une petite lueur d’espoir de rester en vie.

De retour au village, l’homme avait les bras vides. Pas de nourriture ni d’armes pour chercher d’autres bêtes. Il était terrorisé à l’idée de retourner à la chasse.

Le soir même, l’homme n’arrivait pas à trouver le sommeil. Toutes les fois qu’il s’endormait, il voyait encore ces deux yeux rouges couleur de sang le fixer et prêt à le dévorer. Le soir suivant, il essaya de bien dormir, mais sans résultat. Nuit après nuit, lunes après lunes, l’homme ne pouvait plus dormir. L’esprit de la bête aux yeux de sang le hantait. Plusieurs soleils passaient et rien ne changeait.

Un jour, au beau milieu de la nuit, l’homme se leva après un cauchemar. Il sortit du village et parti vers la forêt voisine. Exténué, il s’endort sur le sol rempli de branchages.

Le lendemain à l’aube, l’homme se réveilla impressionné. Il n’avait pas fait de cauchemar. Il leva les yeux et aperçut une toile d’araignée qui était accompagnée de la rosée du matin.

Depuis, l’homme s’endormit toujours prêt de la toile qui était illuminée par les rayons du soleil du matin.

Les taches du faon (légende Lakota)

Publié le par Korvus

Les taches du faon (légende Lakota)

Comment le petit faon fut décoré de taches ?


Il y a bien longtemps, quand le monde était nouveau, Wakan Tanka, le Grand Esprit était en train de se promener et en marchant il réfléchissait à toutes les choses qu'il avait faites pour aider les animaux à quatre pattes et les oiseaux à survivre.

- C'est bien, dit Wakan Tanka, j'ai donné des griffes acérées au lion de la montagne et une grande force à l'ours grizzli, c'est beaucoup plus facile pour eux maintenant de survivre.

- J'ai donné au loup des dents pointues et à son petit frère, le coyote, une grande intelligence qui leur permet de vivre plus facilement.

- J'ai créé le castor avec une queue plate et des pieds palmés pour qu'il puisse nager en dessous de l'eau et des dents capables de couper et abattre les arbres et j'ai donné au porc-pic qui se déplace lentement des piquants pour se protéger. Maintenant c'est plus facile pour eux de survivre.

Toutefois, alors que Wakan Tanka parlait, une biche s'approcha de lui. Derrière elle se trouvait son petit faon tremblotant sur ses pattes fragiles.

- Grand Esprit, dit elle, c'est vrai que tu as donné beaucoup de dons aux animaux à quatre pattes et avec des ailes pour les aider à survivre. C'est vrai que tu m'as donné une grande vitesse et mes ennemis ont du mal à m'attraper, ma rapidité est en effet une grande protection. Mais qu'as tu fait pour mon petit ici ? il n'a pas encore de rapidité. C'est très facile pour nos ennemis, avec leur dents pointues et leurs griffes de l'attraper. Si mes enfants ne peuvent survivre qu'adviendra-t-il de mon peuple?

- Tu as raison c'est vrai, dit Wakan Tanka, que ton petit vienne ici et je vais l'aider.

Alors Wakan Tanka fit de la peinture avec de la terre et des plantes et peignit des taches sur le corps du petit faon de telle sorte que quand celui-ci se tenait immobile sa couleur se mélangeait avec la terre et personne ne pouvait alors le distinguer. Ensuite Wakan Tanka souffla sur lui, pour enlever son odeur.

- Maintenant dit Wakan Tanka tes petits seront toujours en sécurité à condition qu'il restent tranquilles et éloignés de ce côté. Aucun de tes ennemis ne sera capable de les voir et de sentir leur odeur.

Ainsi les choses furent toujours comme cela depuis lors. Quand un jeune cerf est trop petit et trop fragile pour courir rapidement, il est couvert de taches qui se mélangent avec la couleur de la terre. Il n'a pas d'odeur et reste très calmement proche de la terre quand sa maman n'est pas à son côté. Et quand il est suffisamment grand pour bénéficier de la vitesse que Wakan Tanka a donné à son peuple, alors il perd ces taches dont il avait besoin avant pour survivre...